La Green Day, une action solidaire qui « donne du sens à l’aventure »

MERZOUGA - ERG CHEBBI
Journée Solidaire

C’était encore une belle journée pour les équipages qui ont commencé par arpenter les ruines d’un ancien ksar avant d’aller à la rencontre d’agriculteurs pour planter avec eux des palmiers.

La journée était très attendue par de nombreux équipages : la Green Day, journée de solidarité par excellence ! Une journée qui a commencé par le défi Bab du jour : « les aventuriers du ksar perdu », une sorte de course d’orientation dans un ancien village fortifié. L’objectif : trouver, comme à La Rochelle, des poinçons disséminés dans les ruines du ksar. Pour ce faire, les raideurs ont 20 minutes alors pas de temps à perdre. 3, 2, 1… Ils s’élancent en courant à l’assaut du village ! Tous… Ou presque, à l’instar de Julie qui dit en rigolant : « moi je ne cours pas dès le matin ». Rapidement, ça grouille et ça fouille les moindres recoins des ruines. À raison puisqu’un poinçon est carrément caché au milieu d’un palmier !

« C’est magnifique ici », s’exclame Isabelle, de la team 108 (Isabelle PELLON / Eric PELLON), en montant une volée de marches. Pour optimiser leurs chances, certains équipages se séparent. Des « t’es où ? », « t’es allé voir par-là ? » résonnent alors dans les allées du village en ruines. « On monte, on descend, c’est top ! », s’exclame Vicente, de la team 110 (Thierry FERRAN / Vicente SANCHEZ - BBS INCENDIE). Même dans le ksar, la solidarité est au rendez-vous de ce défi Bab, où les équipages s’entraident. « Vous avez le 5 ? », demande ainsi Jérôme, de la team 125 (Julie DUPOUTS / Jérôme REGNIER - Marguerite et Cie) à Tiphaine et Nicolas, de la team 148 (Nicolas Lefevre / Tiphaine Lefevre - L'arche du colombier). Malgré ses béquilles, pas question pour Virginie, de la team 166 (Virginie BUTTAY / Lionel EMMANUELLO - EVIAN automobile), de passer à côté du défi. Comme elle ne peut pas courir, elle envoie Lionel le faire à sa place. « D’habitude, c’est moi qui court mais même avec 3 pattes, on va y arriver », s’amuse la raideuse. Une fois terminé, les équipages prennent le temps de photographier le ksar. « C’est magnifique ici, ça met en forme dès le matin ! », souligne Fanny, de la team 112 (Grégory GRIHIER / Fanny ANTONIO). « C’est superbe comme terrain de jeu », renchérit Dorian, de la team 182 (Marielle BRISSON / Dorian DELABROUSSE-MAYOUX).

Plus de 14.000 palmiers financés depuis le début du Bab el Raid

La journée continue en beauté puisque les équipages sont attendus à Tamzgidate pour planter les palmiers récoltés en amont. « Cette année, le Bab el Raid a financé 1000 palmiers », explique Christelle, déléguée générale de l’association Cœur de Gazelles. Depuis l’existence du Bab el Raid, en 2009 (qui s’appelait à l’époque Student Challenge), ce sont en tout plus de 14 000 palmiers qui ont ainsi été financés. Avant de sortir les pelles et les pioches, les 110 équipages étaient attendus dans la cour de l’école de Tamzgidate pour déguster un couscous, préparé par les femmes du village. Une école qui doit, elle aussi, beaucoup à cœur de Gazelles puisqu’une des salles a été construite en 2018, en hommage à Bernard Guémas, un ancien bénévole sur les événements Maïenga et dont la famille a tenu à honorer la mémoire en passant par l’association.

Après avoir pris des forces grâce au délicieux couscous, les équipages ont rendez-vous avec les agriculteurs pour planter certains des palmiers qu’ils ont financés. Les agriculteurs accompagnent donc les équipages jusque sur leur parcelle. Hmad, l’un d’eux, fait la démonstration avant de laisser les raideurs les imiter. Pelles et seaux d’eau à la main, les équipages se font un plaisir de participer. « C’est le but, ça donne un vrai sens à l’aventure », confie Erwan, de la team 261 (Erwan PÉRIOT / Élodie BEAUCHAMP - Atelier Face B). « On donne une journée de notre temps, c’est pas grand chose. C’est tellement important pour eux et tellement rien pour nous », ajoute le raideur. Grâce à son association créée en partenariat avec la team 260 (Pascal THIBEAULT / Orianne CHOLET), ils ont financé 40 palmiers.

« Des moments de partage qui font du bien »

Cette journée de partage est aussi synonyme d’apprentissage pour les équipages. « On ne savait pas que ça leur permettait de vivre et d’emmener leurs enfants à l’école », confient Clément et Joan, de la team 121 (Clement HUC / Joan BOTTA - VELO OXYGEN BOTTA). Mylène, elle, est très émue : « j’attendais ça depuis le début de l’aventure. Depuis mon inscription au Bab en fait ». « Ce sont des moments de partage qui font du bien » explique la raideuse qui dit avoir « besoin de se sentir utile ». Hmad passe entre les raideurs pour vérifier que les plantations aient été bien réalisées. « C’est génial », commente-t-il. « C’est bien », encourage de son côté Hassan, un autre agriculteur.

L’aventure se poursuit pour les plus motivés dans la luxuriante palmeraie développée grâce à l’action du Bab el Raid. En pleine saison de récolte, Charlène et Frédérick, de la team 130 (Frédérick CHAUVIRÉ / Charlène FIGURA - MEHARI 2CV PASSION), découvrent et se délectent du goût de la datte tout juste cueillie sur le palmier. « Qu’est-ce que c’est bon ! On n’en a jamais mangé comme ça, à la source ! », s’exclame Charlène. « Avant il n’y avait rien ici. Que du blé qui nécessitait beaucoup d’eau et donc c’était difficile comme culture », explique encore Hmad, le guide du jour pour clore cette journée riche en découverte.

© Maïenga, texte par Marine Girard, photos par Jean-luc Ginolin et Fred Leloup
ÉDITION 2023

DU 4 AU 15 FÉVRIER

PARTICIPER

PARTENAIRES